Isabelle Missier : "la tâche qui nous attend est énorme" |
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Isabelle Missier, la présidente de la toute récente Fédération des associations de sinistrés répond, depuis Villegly, à nos questions |
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Internet. Pourquoi avoir créé une Fédération des associations de sinistrés ? Isabelle Missier. Parce que l'on a pensé que se ralier nous rendrait plus fort, qu'il serait plus pratique de parler aux pouvoirs publics d'une seule voix, d'un seul interlocuteur. Internet. Quel est votre rôle, quelles sont vos actions ? Isabelle Missier. Notre but principal est de faire mettre en oeuvre les moyens de prévention pour ne plus avoir la rivière dans nos maisons. Internet. Quel type de relations entretenez-vous avec les institutions et plus particulièrement avec Aude-Solidarité ? Isabelle Missier. Aude-Solidarité nous a invité. Nous faisons partie de la commission de répartition des fonds aux sinistrés. Nous voyons maintenant comment cela se passe. A priori cela se passe bien... c'est clair ! Notre représentant est M.Bosque de l'association de Luc/Orbieu. Si quelqu'un de la Fédération veut participer, il peut l'accompagner. Internet. Quel est le rôle de l'Etat ? Les aides sont arrivées ? Isabelle Missier.Pour l'instant... rien. D'aides ? Pour le moment nous avons eu le bonjour du Conseil général. Nous n'avons pas demandé d'argent car, a priori, pour le moment, nous n'en n'avons pas besoin. C'est plutôt, pour le moment, le témoignage de la bonne volonté, des noms sur des listes. Notre soucis : être nombreux et faire valoir nos idées. Internet. Près de trois mois après la catastrophe, quels enseignements tirez-vous ? Isabelle Missier. Il faut nettoyer nos rivières et vite ! du haut en bas. Si chacun fait cela, nous n'empêcherons pas l'eau de monter, mais elle montera moins vite et moins fort. Internet. Internet vous a proposé son aide, comment percevez-vous cette aide ? Isabelle Missier. Tous les jours, je peux, grâce à Internet, joindre des personnes d'autres associations. On peut discuter... cela revient moins cher que le téléphone; On peut prendre des renseignements sur d'autres catastrophes, se renseigner sur la météo pour le futur mais aussi pour le passé. J'essaye de comprendre ce qui a été fait depuis 1996, puisque plus de la moitié des communes sinistrées en novembre 1999 l'avaient été en 1996. Je vais comparer la quantité d'eau tombée et voir avec les mairies ce qui a été fait. Si des choses ont été faites , c'est que cela n'a pas servi à grand chose. Il faudra donc changer des choses. Internet. Avez-vous des souhaits ? Isabelle Missier. Que les gens nous donnent des idées. On a l'impression que l'on a beaucoup de choses à faire mais on ne sait pas par où commencer ! C'est le fouillis. A Villegly, nous avons commencé à nettoyer la rivière qui n'était pas prise en charge par un syndicat. Chacun a ses petites histoires dans son village, chacun a l'impression que l'on peut faire quelque chose, mais que la tâche qui nous attend est enorme. Propos recueillis par Bernard Chenot (FT): 1er mars 2000. |